vendredi 21 janvier 2022

APPROCHE DEJANTEE, UN AUTRE ECLAIRAGE du nombre "e" au beau milieu des très GRANDS NOMBRES

MATHEMATIQUES DEJANTEES ?
ou approche atypique des MATHS : OUI "e" et les très très GRANDS NOMBRES fusionnent suivant un trio choc de chiffres glissants vers l'infini
NEPER (NAPIER) va se retourner dans sa tombe.....
- DANS MA BOITE A OUTIL :
- 1) La fonction F(x) = x puissance x, "fonction puissance reflet"
....mais vous pouvez toujours courir pour trouver "e" sur le graphique ! :

- 2) la suite "princière" (royale) des résultats de cette fonction appliquée à tous x de l'ensemble N : 1, 4, 27, 256, 3125, 46656, 823543 ......etc
- 3) un trio rigoureux de 3 résultats glissants F(x-1), F(x) et F(x+1) reliées par 2 opérations algébriques (la division puis la soustraction)
CONCLUSION FORMELLE :
F(x+1) / F(x) - F(x) / F (x-1) tend vers "e" quand x tend vers l'infini.
ILLUSTRATION :
Par exemple pour le trio des x = 54, 55 et 56
(56^56 / 55^55) - (55^55 / 54 ^54) = 2, 71831 92 84
NB :
- la 1er décimale de "e" est atteinte par le trio x = 1, 2, 3
- la 2eme décimale de "e" est atteinte par le trio x = 8, 9, 10
- la 3ème décimale de "e" est atteinte par le trio x = 12, 13, 14
- la quatrième décimale de "e" est probablement atteinte par un trio glissant proche de x = 70, 71, 72 mais je ne peux le vérifier avec ma modeste calculatrice qui plafonne à 56 puissance 56 !
nota : 56^56 = 7,916432487 E+97 est dans la zone rouge (un peu en dessous du GOOGOLPLEX.....ce dernier est tangenté pour 56, 961 puissance 56,961 et il est dépassé pour 56,962 puissance 56,962....
CONCLUSION
les très très grands nombres sont intimement liés au nombre "e" par un trio glissant issu des résultats de la fonction reflet de type F(X) = X^X (X puissance X) appliquée sur le trio x-1, x et x+1. L'utilisation de 2 opérations algébrique bien déterminées et effectuées sur le trio des résultats révèle que :
la fonction FFF (x) = (((x+1)^(x+1)) /(x^x)) - ((x^x) / ((x-1)^(x-1))) tend vers "e" par valeur supérieure quand x tend vers l'infini
En toile de fond pour les très très grand nombre :
EXTRAIT :
Dans les années 40, Edward Kasner (USA) publie un livre «Mathematics and the Imagination» dans lequel apparaît le mot Googol. Ce mot ne serait pas inventé par Kasner mais il l’aurait repris de son neveu âgé à l’époque de 9 ans.
Le Googol est un 1 suivi de 100 zéros. Jusque là, rien d’exceptionnel puisqu’un Septendécillion est plus grand.
C’est le Googolplex qui nous intéresse : un 1 suivi de Googol zéros, pour être plus explicite :
un 1 suivi de 10 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 zéros !!!
En supposant qu’on écrive sans interruption 3 chiffres par seconde, il nous faudrait environ 100 Quindécillions d’années pour retranscrire intégralement ce nombre, soit 100 milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards d’années !!! Même si l’espérance de vie est en augmentation, il ne faut pas rêver ! En fait, aucune quantité physique ne peut atteindre ce nombre, autrement dit : il ne sert à rien !
D'autant plus qu'aujourd'hui les grands nombres se notent en écriture scientifique à l'aide de puissances de 10 qui suffisent amplement aux scientifiques !
Notons tout de même que la société Google s’en est inspiré pour donner un nom au moteur de recherche le plus utilisé actuellement avec quelques centaines de millions de connexions par jour … m@ths et tiques en est encore loin.
Voir aussi la hiérarchie des grands nombres :
En voici la liste :
Million (1suivi de 6 zéros)
Milliard (1suivi de 9 zéros)
Billion (1suivi de 12 zéros)
Billiard (1 suivi de 15 zéros)
Trillion (1 suivi de 18 zéros)
Quatrillion (1 suivi de 24 zéros)
Quintillion (1 suivi de 30 zéros)
Sextillion (1 suivi de 36 zéros)
Septillion (1 suivi de 42 zéros)
Octillion (1 suivi de 48 zéros)
Nonillion (1 suivi de 54 zéros)
Décillion (1 suivi de 60 zéros)
Undécillion (1 suivi de 66 zéros)
Duodécillion (1 suivi de 72 zéros)
Tredécillion (1 suivi de 78 zéros)
Quattuordécillion (1 suivi de 84 zéros)
Quindécillion (1 suivi de 90 zéros)
Sexdécillion (1 suivi de 96 zéros)
Septendécillion (1 suivi de 102 zéros)
Octodécillion (1 suivi de 108 zéros)
Novemdécillion (1 suivi de 114 zéros)
Vigintillion (1 suivi de 120 zéros)

Centillion (1 suivi de 600 zéros) 

NB : Mes travaux actuels sont effectués dans la zone en gras ci dessus : entre F(56) = 56 puissance 56 et F(57) = 57 puissance 57, mais cette zone est non visible sur le graphique.....lol

mardi 18 janvier 2022

RAPPEL : archéologie documentaire concernant la disparition de Antoine de Saint EXUPERY le 31 07 1944

Mes 6 articles sont "cachés : enfouis" ici, au beau milieu du blog et restent accessibles par ce lien : 

robiplan.blogspot.com/2019/03/ 

Avec :

- l'indication des multiples sources recoupées 

- mes analyses personnelles :

La clarté et la transparence sont de rigueur pour établir la confiance avec d'autres historiens, et surtout avec l'ensemble des lecteurs.

PS : Vous voulez une belle archive : en 1975 Consuelo de Saint EXUPERY raconte.....son premier baisé avec Antoine dans un avion...en Amérique du sud.

https://www.facebook.com/watch/?v=510384426635572

une autre très belle vidéo enregistrée par radio canada :

https://www.dailymotion.com/video/xcvz3p


lundi 17 janvier 2022

BOB MORANE : de Henri VERNES son papa, à Jean RAY un tonton, sans oublier Philippe CURVAL, Valérie SCHMIDT et Boris VIAN !

LEUR MECQUE PARISIENNE : les librairies LA BALANCE....puis L'ATOME

Le Papa de BOB MORANE n'est pas très connu :
tchao à Henri VERNES son turbulent et prolifique papa
L'été dernier, il s'est éclipsé, il a quitté la planète .....tchao BOB MORANE

Un des dernières interview de BOB VERNES / HENRI MORANE avant qu'il ne reparte dans les cieux
.....
Le voilà donc parti pour une autre grande aventure extraordinaire : rejoindre son pote Jean RAY et les autres.....

J. R. ? = UN GRAND TONTON de BOB MORANE : Connaissez vous Jean RAY ?, le maître absolu des romans et contes fantastiques. Il était BELGE et grand ami de son compatriote Henri VERNES
nota : Henri VERNES est décédé le 25 juillet 2021 à l'âge de 102 ans....encore tchao Bob MORANE ! quelle audace, quel talent ! son pote BELGE J. RAY était passionné de mathématiques : il y trouvait l'inspiration "fondamentale", c'était un philosophe atypique et très curieux. Il est totalement oublié du grand public (sa disparition remonte à 1964) Une de ses dernières interview date de 1963 : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i11243623/jean-ray-a-propos-de-ses-oeuvres-completes Son livre le plus fascinant ? c'est "MALPERTUIS" un roman déjanté et dérangeant écrit en 1943 Hier, dans un tas de vielles reliques exposées chez EMMAÜS, j'ai déniché un très rare cadre comprenant 2 grandes et belles photos de J.R.....joliment dédicacées à sa libraire préférée : Valérie SCHMIDT ("de la librairie de l'Atome" mentionne la dédicace )..... C'est qui Valérie SCHMIDT ? reponse : https://www.quarante-deux.org/archives/curval/divers/Appellation_d%27origine_incontrolee/ EXTRAITS du lien : il me faut revenir au local de la librairie de la Balance. Situé au 3, rue des Beaux-Arts, Grande, mince, brune, mère célibataire totalement atypique, globalement marxiste, provocante, pleine d'humour, souriante, généreuse, Valérie Schmidt l'avait convaincu d'y consacrer le lieu qui était jusque-là réservé à la poésie et aux poètes. Comme bien des lecteurs, elle venait de recevoir la révélation, car l'intérêt pour la Science-Fiction s'opère souvent par cette voie, amorçant l'addiction. Alors qu'elle était en convalescence à l'hôpital, Boris Vian lui avait apporté le Triangle à quatre côtés de William Temple. Enthousiasmée par la découverte d'une littérature qui « parlait de nos préoccupations en terme d'utopie », selon ses dires, elle avait immédiatement perçu sa valeur et son devenir." VOILA..... Après quelques recherches "archéologique", je tombe sur cet article de liberation (21 janvier 2005) : https://www.liberation.fr/grand-angle/2005/01/21/le-dejeuner-fantastique_506852/ EXTRAIT : "Le déjeuner fantastique C'est une institution cinquantenaire et sobrement appelée «déjeuner du lundi». Chaque semaine, écrivains, éditeurs ou amateurs éclairés de science-fiction se retrouvent autour d'une table dans un restaurant de Saint-Germain-des-Prés." et aussi : "Lundi 10 janvier à 13 heures, restaurant Chez Alexandre, rue des Canettes, à Paris. Des pas résonnent pesamment dans l'étroit escalier qui mène au premier étage. Comme tous les lundis depuis des dizaines d'années, ils ont rendez-vous avec une institution tout simplement appelée «le déjeuner du lundi». On ne sait jamais qui sera là, mais il y a toujours quelqu'un. Ce lundi-là, neuf convives prendront place autour de la table. L'un d'eux revient d'Asie, la conversation démarre sur le tsunami. Quelques livres tous frais sortis des presses sont posés entre les couverts pour qui veut. Le doyen se saisit de la carte même s'il commande un carpaccio depuis des lustres, et soupçonne une révolution : «On nous a changé la carte, c'est du jamais vu en cinquante ans !» Car l'histoire de ce cénacle gastronomique prend ses racines il y a plus de cinquante ans, non loin de là, au coeur de Saint-Germain-des-Prés. Au 2, rue des Beaux-Arts, en 1952, se trouvait une librairie ancienne appelée La Balance. Une devanture en chêne merisé, et des rayonnages où l'on pouvait trouver entre autres les encyclopédistes, des ouvrages sur la Révolution française et quelques érotiques du XVIIIe. «J'attendais un enfant, raconte Valérie Schmidt qui tenait la boutique, et pour me distraire, mon propriétaire Jean Aubier me prête des livres, dont le Triangle à quatre côtés de Temple, de la collection "Rayon fantastique" chez Gallimard.» Passé le cap de la couverture «abominable», la jeune femme se passionne pour l'histoire. Les deux fils d'un scientifique qui avait inventé une machine à dupliquer la matière tombent amoureux de la même femme. Le père la dédouble, en vain, son clone restant épris du même fils. «C'était une révélation, poursuit Valérie Schmidt. Je découvrais que même la science ne peut pas parer à tout.»" NB : Valérie SCHMIDT a tenu successivement la librairie "LA BALANCE", puis la librairie "L'ATOME" : EXTRAIT : "A partir de 1958, Jacques Goimard, qui prépare l'agrégation d'histoire et qui deviendra un autre grand nom de l'édition SF, passe toutes ses après-midi à L'Atome, la librairie que Valérie Schmidt a ouvert après La Balance. «C'était, à Saint-Germain, une sorte d'isola utopique.» "  
Et Philippe CURVAL ? il est aussi dans la famille ; à plus de 90 ans c'est encore le grand maître français du roman de science fiction ? vous le connaissez ?
En résumé, j'ai cité là une petite partie de la grande amie de tous ces gens là, l'image s'estompe, elle est la bas : dans les années 50 / 60 la bas.. c'était aussi chez la séduisante Valérie SCHMIDT qui sacralisa très tôt la S.F. dans sa librairie Parisienne déjantée fréquentée régulièrement par Boris VIAN....oui, lui vous le connaissez parbleu !

VOILA ! : question qui pourrait m'aider à dater mes 2 superbes photos dédicacées par Jean RAY à Valérie SCHMIDT avant 1964 ?

"1959 peut être" m'a dit Philippe CURVAL. il m'a dit aussi que Valérie SCHMIDT venait de partir, elle aussi, à 101 ans, afin d'aller retrouver ses potes Jean, Henri et les autres. Elle a vécu les dernièrs moments de sa vie à CHATELLERAUTL

Voilà : L'histoire de BOB MORANE...et celle de la photo trouvée à EMMAUS sont belles mais la mort, le négatif de la vie est désespérément coloré de tristesse.

En marge :2 notes pour  "lecteurs matheux" afin de leur re colorer la vie  

- celle de WTF et son fabuleux roman de S.F. "le triangle à quatre côtés" 

- et la mienne "à moi", une note de mathématique, ma note préférée par dessus toutes en la matière, c'est la limite de la fonction : ((x+1/x^x) / (x-1/x^x))^(x^x/2)

DECODAGE de l'équation  :

Parce que l'écriture rend les mots "plutôt un peu" ésotériques (à mon goût).....ou un peu plutôt pour les couches tard, il faut lire la formule comme cela :

- x^x c'est quoi ?...c'est x élevé à la puissance x = un nombre incommensurablement grand quand x tend vers l'infini ! mais en corollaire cela donne  un nombre infiniment petit minuscule si vous divisez 1 par ce nombre (1/x^x)

ENSUITE : on retient (1/x^x)

- D'un côté vous associez  cette infime partie à 1, c'est "vous le 1", l'ATTILA, c'est l'égo, le moi, le résultat de l'association donne  (x+1/x^x) = un peu plus que vous / que soi..... c'est L'ATTILA +

- De l'autre vous la retranchez à vous cette infime partie, cela donne le terme (x-1/x^x) = un peu moins que vous / que soi..... c'est L'ATTILA -

Et puis tout simplement, vous divisez à la suite  L'ATTILA + par L'ATTILA - le résultat ? ça vous fait une belle jambe (BJ) = (x+1/x^x) / (x-1/x^x)..... ne reste plus qu'à élever très très haut cette Belle Jambe. Pour les vrais matheux il faut donc élever BJ à (x^x) /2

Nota :  en rappel, il faut assurer comme disent les Alpinistes : (x^x) /2 se décode ainsi : (x puissance x) le tout divisé par 2 et cette élévation n'est possible que si vous ne transformez pas vos convictions en godasses de plomb, les godasses de plombs sont réservées aux scaphandriers pour l'exploration des épaves.....donc on oublie les convictions lourdement transformées qui empêchent l'élévation salvatrice....

Alors ? C'EST COMBIEN le résultat de ((x+1/x^x) / (x-1/x^x))^(x^x/2) quand x tend vers l'infini hum....en langage matheux on dit "la limite" de la dite formule quand x tend vers l'infini, plutôt que "le résultat" 

"Ha Ha" aurait dit Jean RAY ! "je ne la connaissais pas celle là !"

La limite de cette fabuleuse Fonction Psychologico-matheuse ? c'est "e", la base rigoureuse des logarithmes népériens....et "e" ? ce sont les autres "EUX LES AUTRES"....

YEA !

Très sérieusement : en appliquant x=6 à la dite fonction  vous faites déjà l'acquisition de la 9ème décimale de "e" sur votre calculatrice scientifique (ou sur votre ordinateur basic)

A méditer ......

vendredi 14 janvier 2022

TITANIC : 01/09/1985 "jour décisif" pour IFREMER et puis......l'annonce de la découverte sur antenne 2

 TITANIC : deux vidéos historiques

Il y a quelques temps (décembre 2020) une courte vidéo a été publiée par IFREMER et Bleu Kobalt Productions.....c'est le 6 ème jour "jour décisif" sur le "KNORR" (1er septembre 1985) et puis la suite dans les profondeurs du temps...c'est court...trop court, mais Ô combien .émouvant et authentique :

https://www.facebook.com/watch/?v=996407604505431

En septembre 1985 la découverte de l'épave du TITANIC vient d'être réalisée. L’événement mondial est commenté sur Antenne 2 : c'est tout simplement FABULEUX ....une authentique archive
NB : Une fois la vidéo d'antenne 2 terminée....ne quittez pas, une seconde et belle surprise vous attend à la suite : le témoignage d'une rescapée ! OUI ! avec ses propres souvenirs du sauvetage .....avec l'anecdote du petit cochon fétiche....

https://www.youtube.com/watch?v=7ny9zNILmeI


jeudi 13 janvier 2022

TITANIC le défi lancé par son épave durera 8 ans....6 semaines.....et 6 jours

 UN TITANIC "rebel"  aux nouvelles technologies d'investigation de 1985 ? OUI ! mais ce sont les hommes qui pilotent les machines, et le pilotage en équipe n'est pas toujours si simple / si facile. Localiser et identifier formellement l'épave du TITANIC durera 8 ans ....6 semaines  et encore 6 jours de plus ....difficile approche !

UN TITANIC dont les coulisses profondes furent, et sont encore, nettement plus complexes qu'il n'y parait. La profondeur et la clarté des coulisses n'a d'égale que la profondeur du fond ou réside  l'épave  :  8 ans de jeu de cache cache entre 1977 et 1985 dans les coursives très onéreuse du navire.

Ce sont les hommes qui rendent les choses compliquées, par contrainte, compétition, par intêret, par jalousie....ou même par cupidité.

Alors ?  l'histoire peut elle quand même  résumer  simplement la découverte en passant sur les détails ?

OUI,  on y va ?

sources techniques IFREMER + le livre de Robert D. BALLARD (en partie)

https://wwz.ifremer.fr/webtv/Patrimoine/Titanic/L-expedition-franco-americaine-Titanic-1985-la-decouverte

Souce des coulisses complexes de l'étonnant dossier des 8 années de recherche de l'épave   = le jeu de cache cache 1977 - 1985. Les élements sont donnés par l'expert Paul LEE un auteur très très bien documenté....trop peut être ? voici le lien facultatif vers le long exposé  qui dévoile les dessous de l'épave....en gros, ce qu'il y a dans la vase :

https://www-paullee-com.translate.goog/titanic/titanicfound.html?_x_tr_sch=http&_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

OUI ON Y VA :

LES 6 SEMAINES et 6 JOURS décisifs : du 10 juillet au 1er septembre 1985

Centrée sur les dernières positions connues du TITANIC (et le positionnement des canots récupérés par le CARPTHIA), la campagne de recherche débuta in situ le 10 juillet 1985 avec le bateau FRANCAIS "SUROIT" affrété par IFREMER. Ce navire commença seul la campagne d'exploration. IL était équipé d'un sonar à balayage latéral (le S.A.R.) + un magnétomètre à résonance nucléaire construit par le CEA / LETI. Cet ensemble de capteurs trainé lentement au dessus du fond, par 3800 mèters,  devait ratisser la zone ciblée (qq centaines de km2). A  bord du SUROIT, c'est Jean Louis MICHEL qui dirigeait l'ensemble. Les 2 systèmes de détection utilisées par IFREMER représentaient le nec + ultra de la technologie de l'époque et nécessitaient un important matériei informatique à bord : ordinateurs de captage, de mise en forme...de restitution visuelle des sonars d'une part - des échos magnétiques nucléaires d'autre part. Les compétences hors normes des équipoes spécialisées, chacune dans son domaine d'excellence étaient requises , l'organisation générale du bateau se devait d'en tenir compte et d'être exemplaire pour atteindre l'objectif

DEUX ECHOS JUGES SANS INTERET !

Le 10 juillet 1985, à 13h13, dans les premières heures de l'expédition à bord du Suroit, les transpondeurs de navigation ont été déployés et un grand écho a été perçu sur le 12 kHz Edo Echo sondeur ouest. Cet écho ressemblait à une épave. L'information et la position « estimée » ont été enregistrées par l'officier de navigation de service en salle de contrôle et par l'officier de quart dans le carnet de bord du Suroit.Selon l'officier du navire qui se trouvait sur la passerelle, il a été décidé d'ignorer cette information. Quelques jours plus tard, lors de la deuxième piste (ou 2ème TRAIT), une grande « anomalie magnétique » est apparue sur le magnétomètre du Leti, indépendamment du sonar SAR. L'anomalie se situait dans la même zone que celle trouvée par l'échosondeur le 10 juillet. Les deux ingénieurs du Leti (dont Mr Le MERCIER ) qui opéraient le magnétomètre étaient convaincus que quelque chose de gros avait été trouvé. Encore une fois, il a été décidé de rejeter cette information essentielle....jugée non pertinente.

Au bout de 6 semaine, soit le 25 aout 1985, RAS.... et le SUROIT est contraint de passer la main au navire AMERICAIN "KNORR", affrété par l'US NAVY. Le KNORR remorque alors un système très différent concernant le captage de données : un robot ARGO muni d'un bouquet de cameras vidéos spéciales "grandes profondeurs" visionne et transmet en direct les images du fond. C'est Robert D. BALLARD qui dirige le KNORR, il conserve Jean Louis MICHEL sur le pont - faisant de lui son bras droit en quelque sorte.

LES RESULTATS :

Décision est prise : le "KNORR"  reprendra le ratissage méthodique des profondeurs, en re-démarrant aux coordonnées géographiques initiales : soit celles du départ du SUROIT le 10 juillet.....à peu de choses près dirons nous. 

Lors du 9 ème trait du KNORR (au 6 éme jour), soit le 1er septembre 1985, peu après minuit Robert D. BALLARD a terminé son quart et il est parti se reposer. C'est Jean Louis MICHEL qui a pris le relais. Stu HARRIS l'opérateur enn salle d'observation appelle ! l'image d'un monumental vestige de chaudière de bateau remonte du fond de l'océan via le robot ARGO....livre en main, (photos du TITANIC en construction), Jean Louis MICHEL compare et identifie formellement  la chaudière engloutie ; c'est bien une partie du paquebot TITANIC disparu en Avril 1912....le GRAAL !

Après 6 jours intenses à bord du 'KNORR" "YEA ! on a retrouvé le TITANIC" crie Jean Louis :

Quelques jour plus tard, passé le 9 septembre, les conditions de navigation se sont dégradées :  la mer est de plus en plus mauvaise, IL FAUDRA REVENIR à l'été 1986. Plusieurs miliers de photos de l'épave du TITANIC seront neanmoins réalisées et transmises au monde entier entre le 1er et le 9 septembre 1985 .

Il y a quelques temps une courte vidéo a été publiée par IFREMER et Bleu Kobalt Productions.....c'est le 6 ème jour (1er septembre 1985) et sa suite dans les profondeurs du temps...c'est court...trop court, mais Ô combien .émouvant et authentique : https://www.facebook.com/watch/?v=996407604505431

Le majestueux paquebot pourra reprendre vie dans les souvenirs de l'humanité grâce à ces précieuses photos.



mardi 11 janvier 2022

ROBERT D. BALLARD : l'artisan passionné, le leader, qui conduisit à retrouver le TITANIC

                                          L' ORFÈVRE DES PROFONDEURS :

                                            "de la mer au rêve et du rêve à la mer"

Nous connaissions déjà le rôle éminemment important joué par Robert D. BALLARD dans les campagnes d'investigation, de recherches en mer et in fine d'exploration de l'épave du TITANIC lors des étés 1985 et 1986 .

NB : pour mémoire l'épave du TITANIC fut définitivement dévoilée par Jean Louis MICHEL son homologue FRANCAIS le 1er septembre 1985.

C'est grâce à lui, à sa ténacité, sa détermination....c'est grâce à eux les pionniers que LE TITANIC existe à nouveau....pour l'éternité.

Mais nous connaissions moins la NOBLESSE et l'HUMANISME de R.D. BALLARD

 Il y a moins d'un an, en mai 2021, R. D. BALLARD autorisa un interview long et précieux sur CNN.

En voici le lien :

https://edition.cnn.com/travel/article/robert-ballard-man-who-found-the-titanic-cmd/index.html

Et aussi une traduction "brute" via google de l'intégralité de l'interview en FRANCAIS :

               "L'homme qui a trouvé le Titanic est dans une nouvelle quête"

                       Tamara Hardingham-Gill, CNN • Mis à jour le 6 mai 2021

(CNN) — Au cours d'une carrière de plus de 60 ans, Robert Ballard a mené plus de 150 expéditions

sous-marines et fait d'innombrables découvertes scientifiques importantes.

Mais le célèbre océanographe dit qu'il a fait la paix avec le fait qu'il sera probablement toujours connu

comme "l'homme qui a trouvé le Titanic".

Selon Ballard, sa mère a prédit qu'il ne pourrait jamais échapper à ce "vieux bateau rouillé" lorsqu'il l'a

appelée pour lui dire qu'il avait localisé le célèbre naufrage en 1985.

Dans ses prochains mémoires, "Into The Deep", Ballard se souvient d'être entré dans la première du film

"Titanic" de 1997 avec le réalisateur du film James Cameron, qui s'est tourné vers lui et a dit: "Tu y vas

en premier. Tu l'as trouvé."

"Les mamans ont toujours raison", a-t-il déclaré à CNN Travel. "Je suis sûr que ma nécrologie est écrite"

l'homme qui a trouvé le Titanic est mort aujourd'hui ".

"À bien des égards, cela m'a en quelque sorte libéré pour rêver d'autres rêves. Je me sens donc

émancipé à bien des égards."

Et ces "autres rêves" évoluent encore après des décennies d'exploration des grands fonds.

"Quand les enfants me demandent" quelle est votre plus grande découverte ", je leur dis toujours "c'est

celle que je suis sur le point de faire", dit-il.

Bien que Ballard admette qu'il est peu probable qu'il ajoute 100 autres expéditions à son décompte, il

prévoit de "continuer à en éliminer quelques-unes" tant qu'il en sera encore capable.

Rêve d'enfant réalisé

L'océanographe Robert Ballard célèbre la découverte du Titanic avec le photographe Emory Kristof en

1985.

Emory Kristof/ Collection nationale d'images géographiques

Il plonge dans son étonnante carrière dans les mémoires publiés plus tard ce mois-ci, et s'ouvre

également sur certains des moments les plus déterminants de sa vie personnelle, y compris la mort

tragique de son fils.

"J'ai eu 79 ans en juin. C'était le moment idéal [pour raconter mon histoire]", dit-il à propos du livre, qui a été écrit avec l'aide du journaliste d'investigation du New York Times Christopher Drew.

"Et nous avons eu la pandémie, je n'allais pas prendre la mer. J'avais beaucoup de temps libre."

La fascination de Ballard pour l'océan a commencé à un âge précoce. À l'âge de 12 ans, il avait décidé

qu'il voulait être le capitaine Nemo du roman de science-fiction classique de Jules Verne "Vingt mille

lieues sous les mers" quand il a grandi.

"Ce fut le moment décisif où j'ai décidé que je voulais être non seulement océanographe, mais officier de marine", dit-il.

"Ce dont je n'ai jamais vraiment beaucoup parlé, c'est que je suis dyslexique, et que j'apprends

différemment. Je n'ai pas lu 'Vingt mille lieues sous les mers', j'ai regardé le film produit par Disney."

Ballard a ensuite obtenu des diplômes en chimie et en géologie et une maîtrise en géophysique de

l'Université d'Hawaï.

Après avoir été appelé pour une action militaire en 1965, il a été transféré à l'US Navy et affecté au Deep

Submergence Group de la Woods Hole Oceanographic Institution où il a aidé à développer Alvin, un

submersible pour trois personnes avec un bras mécanique.

Il a passé une grande partie des années 70 à explorer l'océan à Alvin, atteignant 2 750 mètres pour

explorer la dorsale médio-atlantique, ainsi que rejoindre une expédition qui a découvert des bouches

thermiques dans la faille des Galapagos.

Contenu associé : début 2020 : Le Titanic sera protégé par un traité entre les États-Unis et le Royaume-Uni

Le Voyage du Titanic

À présent, il était prêt à assumer l'énorme tâche d'essayer de localiser le paquebot britannique qui a

coulé dans l'océan Atlantique Nord le 15 avril 1912.

Bien que Ballard admet qu'il n'a jamais été un « fanatique du Titanic », il est devenu obsédé par la

recherche de l'épave après avoir été témoin de plusieurs tentatives infructueuses d'autres explorateurs.

"Le Titanic était clairement le grand mont Everest à l'époque", explique-t-il. "Tant d'autres ont essayé.

Beaucoup que je pensais auraient réussi, ou auraient dû réussir mais ne l'ont pas fait."

Il a fait sa première tentative pour localiser le navire en octobre 1977, en utilisant le navire de sauvetage

en haute mer Seaprobe, un navire de forage avec un équipement sonar et des caméras attachés à

l'extrémité de la tige de forage.

Cependant, Ballard a été forcé d'admettre sa défaite lorsque la tige de forage s'est cassée.

À son retour de l'expédition, il a commencé à développer des robots capables de parcourir le fond de

l'océan pour recueillir des images et des informations.

« Le Titanic était en fait la première fois que nous introduisions ce type de technologie », explique-t-il. « Dans toutes les expéditions qui y ont précédé, je suis physiquement monté dans des sous-marins.

"Pour y arriver [la profondeur la plus profonde de l'océan] a pris deux heures et demie. C'est donc un

trajet de cinq heures. Une fois, j'ai descendu 20 000 pieds, ce qui m'a pris six heures et m'a presque tué.

"

Une fois que Ballard était confiant avec la technologie du submersible robotique, il savait qu'il serait

capable de retourner sur le site et d'étudier le fond de l'océan pendant plusieurs heures sans jamais

avoir à monter dans un sous-marin.

Mais il y avait la petite question de lever les fonds nécessaires pour soutenir une expédition aussi

coûteuse et importante.

Ce n'est que ces dernières années que Ballard a pu être complètement honnête sur les événements

désormais déclassifiés qui ont conduit à sa découverte de la tristement célèbre épave.

L'expédition faisait partie d'une mission militaire américaine secrète visant à récupérer deux épaves de

sous-marins nucléaires, le Thresher et le Scorpion, qui avaient coulé au fond de l'océan Atlantique Nord.

Mission secrète

En 1998, Ballard et son équipage ont trouvé l'épave du porte-avions USS Yorktown 56 ans après son

naufrage.

David Doubilet/Collection nationale d'images géographiques

Avant d'accepter la mission, qui a été approuvée par le président américain de l'époque, Ronald

Reagan, il a demandé s'il pouvait rechercher le Titanic lorsqu'il aurait terminé la tâche top secrète.

Bien qu'il n'ait jamais été explicitement autorisé à rechercher la tristement célèbre épave, Ballard dit

qu'on lui a dit qu'il pouvait à peu près faire ce qu'il voulait une fois qu'il aurait trouvé les sous-marins

nucléaires.

"Je dois dire que c'était difficile pour moi parce que je n'ai pas pu dire la vérité pendant de très

nombreuses années sur qui a vraiment payé pour cela", admet-il.

"C'était une mission top secrète sur laquelle j'étais au plus fort de la guerre froide. Nous nous battions

avec l'Union soviétique et cette [la recherche du Titanic] était une couverture."

Après avoir terminé la mission avec 12 jours à perdre, Ballard et son équipe sont partis à la recherche

du Titanic sur Argo, un véhicule sous-marin avec une caméra télécommandée qui a transmis des

images en direct du fond de la mer à une salle de contrôle sur Knorr , le navire de recherche remorqueur

à bord duquel ils se trouvaient.

Le 1er septembre 1985, ils ont réalisé qu'ils avaient localisé des débris du navire coulé qui avait heurté

un iceberg au large des côtes de Terre-Neuve lors de son voyage inaugural.

Alors qu'il célébrait initialement la découverte, l'énormité de la tragédie, qui a causé la mort de plus de 1500 personnes, a rapidement submergé Ballard et tout le monde à bord du Knorr.

"Vers 2 heures du matin, quelqu'un a remarqué que nous approchions de l'heure de la nuit où le Titanic

avait sombré dans une mer aussi calme que celle que nous avions maintenant", écrit-il dans "Into the

Deep".

"Ce n'est qu'à ce stade que l'émotion de la tragédie m'a complètement frappé. Je sais que cela semble

étrange, mais c'était assez inattendu.

"Je n'avais jamais été une groupie du Titanic. Bien sûr, je voulais le trouver, et j'avais été très compétitif

à ce sujet.

"Mais une tragédie mondiale s'était jouée à cet endroit, et maintenant le site lui-même s'est emparé de

moi. Son émotion m'a rempli et ne l'a jamais lâché."

Il poursuit en décrivant son horreur face à la "Titanic mania" qui s'est ensuivie lorsque l'emplacement de l'épave a été rendu public et que "les investisseurs ont vu des signes de dollar".

"Sans nous en rendre compte, nous avions ouvert tout cela lorsque nous avions trouvé l'épave, et cela

s'était transformé en un horrible carnaval, un affront au sort du Titanic et de tous ceux qui ont perdu la

vie dans ses dernières heures", écrit-il. .

L'explorateur et son équipe sont retournés au Titanic en 1986 afin de photographier chaque centimètre

carré de l'épave.

Robert Ballard et Martin Bowen/Institut océanographique de Woods Hole

Dans les années qui ont suivi la découverte du navire, Ballard a rencontré plusieurs des survivants, dont

beaucoup n'étaient que des bébés lorsqu'il a coulé, et a déclaré qu'il se sentait honoré de faire "partie de

cette histoire".

Bien qu'il pense que le site devrait être laissé seul, il comprend pourquoi les gens sont si désespérés de

le voir.

C'est pour cette raison qu'il envisage de créer des musées sous-marins pour le Titanic et son navire

jumeau Britannic, qui a coulé dans la mer Égée en 1916, afin de permettre aux visiteurs de se rendre

électroniquement sur les deux épaves.

« Nous avons la technologie qui vous permet de vous connecter littéralement au Titanic », explique-t-il.

"Je suis donc très confiant que d'ici une décennie, nous pourrons le faire. Parce que cela ne mènera

nulle part.

"Ils disent qu'il est en train de s'effondrer. Mais ce n'est vraiment pas le cas. Il est aimé à mort par les

visiteurs plus que mère nature ne l'attaque."

Après le Titanic, Ballard a découvert les restes du patrouilleur de la Seconde Guerre mondiale de John

F. Kennedy , le cuirassé allemand Bismarck et un certain nombre de navires anciens dans la mer Noire.

Mais il dit qu'il a à peine effleuré la surface quand il s'agit de toutes les épaves coulées là-bas.

"Si vous faites vraiment le total, j'ai trouvé peut-être 100 [naufrages], ce qui est plus que n'importe qui",

admet-il. "Mais les Nations Unies disent qu'il y a plus de trois millions d'épaves dans l'océan."

Ballard a déployé un véhicule télécommandé (ROV) Hercules lors de la recherche de l'avion d'Amelia

Earhart en 2019.

Jesse Goldberg/Collection nationale d'images géographiques

En 2019, Ballard a dirigé une expédition en mission pour résoudre le mystère de la disparition de

l'aviatrice Amelia Earhart et de son navigateur Fred Noonan en 1937.

Lui et son équipe, qui comprend désormais sa fille Emily, ont passé deux semaines à rechercher l'épave

du Lockheed Electra autour de Nikumaroro, une île inhabitée qui fait partie de la nation micronésienne

de Kiribati.

Alors qu'ils n'ont pu déterrer aucun signe de l'avion, Ballard dit qu'il n'a pas abandonné, soulignant qu'il

n'a pas trouvé le Titanic lors de sa première tentative.

« National Geographic me parraine pour y retourner [trouver l'épave] l'année prochaine », dit-il.

"Alors restez à l'écoute de celui-là. Elle est là. Ce n'est pas comme si je cherchais le monstre du Loch

Ness, même si je l'ai fait."

Mais Ballard admet que l'immensité de Nikumaroro "présente une multitude de problèmes".

"J'attends de nouvelles technologies, un jour plus radieux, une mer plus calme", ajoute-t-il. "Ce n'est

peut-être pas moi qui trouve Amelia. Ce pourrait être Emily [sa fille] ou quelqu'un d'autre dans une

génération à venir.

"Ou peut-être qu'Amelia ne sera jamais retrouvée, mais tout ce que nous avons appris à sa recherche

conduira à une autre découverte."

Bien que sa liste de réalisations professionnelles, qui incluent l'aide à confirmer le concept de la

tectonique des plaques, soit assez extraordinaire, Ballard considère la découverte des écosystèmes de

cheminées hydrothermales et finalement la redéfinition de notre compréhension de l'origine de la vie

comme la plus importante.

"C'était clairement une découverte fondamentale", note-t-il.

La prochaine génération

Son navire Nautilus porte le nom du navire sous-marin du capitaine Nemo dans "Vingt mille lieues sous

les mers".

Gabriel Scarlett/Collection nationale d'images géographiques

Bien qu'il soit toujours à la recherche de la « porte d'à côté à ouvrir », l'homme de 78 ans met aujourd'hui ses énergies à encadrer la prochaine génération d'explorateurs et donne régulièrement des conférences sur l'exploration océanique dans les écoles.

« J'aime les enfants, explique-t-il. "Je me souviens quand je suis rentré chez moi après avoir trouvé le

Titanic, j'ai reçu 16 000 lettres d'enfants du monde entier disant 'La prochaine fois que tu y vas, est-ce

que je peux y aller avec toi ?'

"Je dis à la prochaine génération, ils exploreront plus de la Terre que toutes les générations précédentes

réunies.

"Donc, l'ère de l'exploration ne fait que commencer avec cette technologie. Je suis en quelque sorte

envieux, parce que j'aimerais vivre encore 100 ans. Mais je ne pense pas que j'y arriverai."

Cependant, il est plus que satisfait de ses contributions et se dit fier d'avoir jeté les bases permettant aux

futurs explorateurs océaniques de relever des défis encore plus importants.

"J'ai été élevé avec des dictons, et mon préféré de ma grand-mère était 'c'est génial la personne qui

s'assoit dans un arbre en sachant qu'elle ne s'assoira jamais à son ombre'", dit-il.

"Et c'est ce que j'essaie de faire avec la prochaine génération d'explorateurs. Je ne m'assoirai pas à

l'ombre de leurs arbres."

Bien qu'il soit peut-être plus à l'arrière, Ballard est toujours au cœur de l'action.

Il y a plus d'une décennie, il a pris la décision d'acquérir son propre navire après avoir "utilisé plus de

gens pendant de très nombreuses années" et a enfin installé l'équipement et la technologie comme il

l'avait envisagé à l'origine.

"Nous l'appelons le 'corps d'exploration' et cette équipe est maintenant vraiment en place", explique-t-il.

"Je vais prendre la mer. Le navire est en cale sèche en ce moment. J'ai tout l'arrière-train prolongé parce

que j'ai toute une série de nouveaux jouets avec lesquels je veux jouer."

Le navire de recherche de 64 mètres de Ballard est nommé Nautilus d' après le navire sous-marin du

capitaine Nemo dans l'histoire classique qui l'a inspiré à "rêver grand".

Lui et son équipe d'explorateurs diffusent souvent en direct leurs rencontres alors qu'ils mènent une

exploration scientifique du fond marin avec des véhicules sous-marins.

"C'est mon Nautilus juste là", dit-il en désignant une image satellite du navire derrière lui. "Et il m'attend."

"Il faut rêver grand pour faire une différence dans cette vie, et j'ai l'intention de continuer à rêver. Un

monde de découvertes attend toujours."

Une version antérieure de cet article a mal indiqué le nom de la fille de Robert Ballard.

Bibliographie :

• "Into the Deep: A Memoir from the Man Who Found Titanic" sortira le 11 mai. National Geographic

présentera le documentaire d'une heure "Bob Ballard: An Explorer's Life" le 14 juin. 

Les photos de l'article CNN :







lundi 10 janvier 2022

DECOUVERTE, puis EXPLORATION DE L'épave du TITANIC : qui en a le MERITE ?


UN BEAU PETIT LIVRE DONNE LES RÉPONSES :



Ce livre publié vers 1998 résume / authentifie toute les réponses à la question.

- Jean Louis MICHEL a obtenu le mérite de la découverte en 1985 grâce à ses compétences et son travail acharné.

- Robert D. BALLARD a obtenu le mérite de la concrétisation d'un rêve, de la préparation et de la réalisation de ce rêve via les expéditions 85 et 86. Le mérite d'avoir été premier explorateur de l'épave au cours de l'été 1986 lui revient aussi.

- L'US NAVY a le mérite, pour une grande partie, du financement des campagnes 1985 et 86 sur l'épave.

Le livre de Robert D BALLARD contient 2 chapitres indépendants :

- LA DECOUVERTE pages 30 à 37 avec notamment un schéma de l'organisation des ratissages méthodiques du fond de l'océan entre Aout et septembre 1985. Robert BALLARD témoigne dans le détail les minutes de la DECOUVERTE et rend hommage à Jean Louis MICHEL qui était de quart cette nuit là et à qui revient, de fait, la découverte (page 33).

NB : découverte = localisation précise + visualisation directe et/ou mémorisée + authentification de l'objet

L'ingénieur opérateur Stu HARRIS ne doit pas être oublié : il fut la main et les yeux vigilants, habile et méticuleux, aux commandes du robot "ARGO" pendant des heures et des heures.Le robot photos était traîné mètre après mètre,par plus de 3800 mètres de fond, accroché au navire pilote Américain  le "KNORR", un bateau équipé spécifiquement pour ce type de mission (muni d'un centre de contrôle intégré opérationnel 24/24)

- L'EXPLORATION DU VAISSEAU est racontée pages 38 à 57 avec de nombreuses photos aussi techniques qu'émouvantes. Pour des raisons contractuelles (dirons nous pudiquement) Jean Louis MICHEL ne participera pas à la campagne d'exploration de 1986.....NDLR : le monde des affaires est d'une ingratitude folle !

Ce livre a été écrit et publié par Robert D. BALLARD vers 1998, il restera toujours LA BIBLE en la matière. Son auteur = instigateur de la fabuleuse tentative réussie redonnera vie au terrible DRAME du TITANIC et permettra d'ANALYSER son épave pour quelques décennies encore.

Robert est un citoyen Américain ayant travaillé pour L'US NAVY.

EN RESUME

C'est lors de la campagne de l'été 1985 que s'illustra un FRANCAIS : Jean Louis MICHEL de IFREMER, c'est lui qui fut l'auteur incontestable de la DECOUVERTE le 1er septembre 1985 peu après minuit.

Robert D BALLARD a l'immense mérite d'avoir initié, quo préparé avec Jean LOUIS MICHEL l' expédition de 1985....puis d'avoir mené avec l'US NAVY / grace à un matériel HIGTH TECH l'exploration in situ de 1986.

EN MARGE DU LIVRE 

De ci, de là des voix se sont élevées à seul fin d'accuser Robert D BALLARD d'avoir prémédité les campagnes sur la base d'informations militaire restées secrètes (sauf pour lui) : la position exacte de l'épave coupée en 2 fut soit disant déterminée en 1977 par un navire Hydrographique Anglais le "HECATE" .

Sur ce point il n'y a eu ni confirmation, ni infirmation de cette accusation par la ROYAL NAVY, laquelle affréta bien le HECATE en 1977.....wait and see ! un jour nous apprendrons bien la vérité. 

NDLR : et quand bien même R. BALLARD aurait bénéficié d'infos militaires hyper confidentielles, ce n'est pas un crime puisque son rôle et son attitude se sont montrés DETERMINANTS et EXEMPLAIRES postérieurement à 1977.

Un petit plus en marge du LIVRE ?  Yea ! 

Voir àla fin du texte la position des éléments de l'épave (source WIKI), 

laquelle épave restait (jusqu'au début 2020) la propriété exclusive de la société  RMST (RMS TITANIC inc), 

laquelle société avait obtenu le statut de "sauveteur en possession", et surtout le monopole de conservation / protection définitive et internationale de l'épave du TITANIC.....surtout contre les pillages. Puis l'UNESCO renforça cette protection....puis début 2020 :

L’épave du « Titanic » désormais protégée par un traité britannico-américain

https://www.20minutes.fr/monde/2700339-20200121-epave-titanic-desormais-protegee-traite-britannico-americain

20 Minutes avec AFP
Publié le 21/01/20 à 16h44 — Mis à jour le 21/01/20 à 16h57

EXTRAIT :

L’épave, qui se trouve à 4.000 mètres de fond, se dégrade à cause du passage des bateaux ou des chasseurs de trésors



L’épave du Titanic protégée des touristes et des explorateurs. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont conclu un traité inédit qui doit entrer en vigueur ce mardi, a indiqué la ministre britannique de la Mer, Nusrat Ghani.

« Cet accord capital avec les Etats-Unis pour préserver l’épave signifie qu’elle sera désormais traitée avec la sensibilité et le respect dus à la dernière demeure de 1.500 personnes », a déclaré dans un communiqué la ministre lors d’une visite à Belfast (Irlande du Nord), où le paquebot a été construit.

Des déchets et des chasseurs de trésors

Le traité, signé en 2003 par le Royaume-Uni, entre en vigueur après avoir été ratifié en novembre dernier par le chef de la diplomatie américaine, Mark Pompeo. Il permet aux deux pays « d’accorder ou de refuser des licences autorisant d’entrer dans l’épave ou d’en extraire des objets », selon le communiqué. L’épave, qui se trouve dans des eaux internationales, n’était jusqu’ici protégée que par la Convention de l’Unesco sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.

Depuis sa découverte en 1985 de l’épave du Titanic à 650km des côtes canadiennes, par 4.000 mètres de fond dans les eaux internationales de l’Océan Atlantique, celle-ci est assaillie par les chercheurs de trésors et les touristes. Après une expédition sur l’épave en 2012, des scientifiques avaient relevé « des dommages récents faits à la coque du Titanic par des sous-marins ». Ils avaient aussi alerté contre « des quantités inquiétantes de déchets et débris jetés par des bateaux en surface ou abandonnés près de l’épave », l’Organisation maritime internationale s’inquiétant dans un rapport « des impacts déjà visibles, qui déshonorent ce lieu de sépulture ».

Parti de Southampton le 10 avril 1912 pour rejoindre New York, le gigantesque paquebot, le plus grand du monde au moment de sa mise à l’eau, avait tragiquement fait naufrage après avoir percuté un iceberg cinq jours plus tard. Sur les 2.224 passagers et membres de l’équipage, près de 1.500 avaient péri dans la tragédie.

Les coordonnées géographiques de l'épave sont :